Le Rhume: comprendre et agir

Publié le par raphael.A





       Nez qui coule, nez bouché :

A /présentation

Irritation et inflammation de la muqueuse des fosses nasales (vasodilatation et œdème de la muqueuse).
Souvent du à des virus, mais il existe de nombreuses étiologies.

B/étiologies

- Rhinite aigue : c’est le rhume banal caractérise par une infection virale aigue des voies respiratoires. Il y a souvent atteinte de la gorge, larynx, trachée, voir les bronches.
- Rhinite chronique : il y a ici de nombreuses origines : tuberculose, syphilis, rhinosporidiose. Elle est caractérisée par une obstruction nasale, saignements de nez, rhinorrhée purulente.
- rhinite allergique : se manifeste par des démangeaisons du nez, des crises éternuements, un mouchage clair et abondant, et obstruction nasale.
S’associe parfois une conjonctivite, une toux, fatigue, maux de tête, maux d’oreille.

La muqueuse nasale est sensible aux variations de Température, d’humidité, aux irritants, polluants, certains médicaments (neuroleptiques, antihypertenseurs…).

Rmq : si obstruction unilatérale= cause locale. Il faut rechercher un polype, un problème dentaire à l’origine d’une sinusite, déviation de la colonne nasale, une tumeur.

C/ complications

Surinfection bactérienne suspectée si le rhume traîne, ou/et apparition d’une fièvre.
Sinusite
Bronchite,
L’otite.

D/  Se poser les bonnes questions !!

Depuis combien de temps ?
Mal de gorge, toux, mal de tête ?
Ecoulement clair ou purulent ?
Mal aux sinus ?
Fièvre ?
Avez-vous déjà pris quelque chose ? Si oui, quoi ?
Il est important de formuler des phrases avec un verbe, pas de question type « toux grasse ou toux sèche ? »
Une reformulation est intéressante pour montrer au patient que l’on a bien compris ce qu’il ressent.
On peut ensuite aller chercher le ou les médicaments que l’on estime nécessaire pour le guérir.
Il est important d’instaurer un dialogue entre le client et l’officinal. On montre au client que l’on s’intéresse à lui et cela nous permet de mieux cerner le problème.

E/ les traitements

- Lavage des fosses nasales : permet de dégager le nez, et de dissoudre les mucosités. Doit être utilisé par toute la famille.
Sérum physiologique, solution isotonique d’eau de mer.
- Pour des personnes ayant des rhumes fréquents, il peut être intéressant d’utiliser des spécialités contenant du soufre, manganèse, cuivre… (oligosol®, granion®).

- les décongestionnant : souvent combinés maintenant avec des antalgiques antipyrétiques (paracétamol, ibuprofène).
Ces décongestionnants existent sous plusieurs formes galéniques de façon à répondre au plus grand nombre.
Il s’agit de vasoconstricteurs (dérivés de la pseudo éphédrine) ou d’antihistaminique (dérivés de la chlorphénamine).

Attention ces spécialités ne sont pas dénuées d’effets secondaires et sont contre indiquées en cas de problèmes cardiaques, thyroïdiens, de prostate, d’hypertension, et de glaucome, grossesse.
Les dérivés antihistaminiques peuvent entraîner une somnolence.

- les antalgiques : cela sera principalement du paracétamol, ibuprofène et éventuellement aspirine.
- Les mucolytiques (carbo ou acétylcysteine) sont intéressants quand l’écoulement est épais et plutôt purulent. Ces derniers permettent de désencombrer le nez et évite obstruction nez sinus (risque de sinusite).
- Les gouttes nasales qui peuvent contenir des décongestionnants, ou seulement des antiseptiques.
- Les inhalations. Elles sont contre-indiquées chez les enfants de < 12 ans, et les personnes ayant des antécédents de convulsions.
- Thérapeutiques alternatives : l’homéopathie qui peut être une bonne solution quand le patient est déjà poly médicamenté, la femme enceinte ou l’enfant.(voir annexe).
La phytothérapie, aromathérapie : Certaines personnes sont adeptes de traitement à base de plantes. Toutefois, attention, les huiles essentielles en particulier, doivent être utilisées avec précaution.













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Publié dans pathologies familiales

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